Vous pensez connaître la Air Max 95 Neon ? Attendez de voir la OG de 1995. Pas une rétro. Pas une « remastered ». L’originale. Celle qui mérite d’être en vitrine. Pas facile à dénicher aujourd’hui. Mais moins rare qu’une Air Max 180 Ultramarine de 1991. Elle reste pourtant une pièce de musée. Une Nike bodybuildée portant la signature de Sergio Lozano. Chaque détail raconte une époque. Chaque bulle, chaque œillet a quelque chose à vous apprendre. Deux choses sautent aux yeux dès qu’on la tient en main. D’abord, la bulle. Enorme. Plus large, plus haute que celle de la réédition 2025 (une fake Big Bubble comparée à elle). La Air Muscle fait le show, sans forcer. Elle trahit une époque où Nike gonflait au SF6. Oui, hexafluorure de soufre. Un gaz encore utilisé par l’armée américaine pour ses torpilles. Une info qu’on ne lit pas souvent sur StockX. Ensuite, les détails fluo. Pas verts. Jaunes. Les œillets, le mini Swoosh, la semelle intérieure : tout tire vers le “Yellow Gradation”. C’est d’ailleurs comme ça qu’on l’appelle au Japon : Air Max 95 Yellow Gradation. Certaines rééditions ont viré au vert fluo. Les puristes grincent des dents. Mais même en trouvant un graal bien conservé, difficile de le porter.
La tige peut encore tenir debout, mais la semelle s’effrite comme du vieux polystyrène. Un soleswap devient inévitable.
Photos : @sneakerpreservationsociety